L’appareil de compactage Proctor automatique entre en rotation à 30 tours par minute dans notre laboratoire de Strasbourg, appliquant une énergie de 60 N·m sur chaque couche de matériau. Nous préparons les éprouvettes en cinq couches successives, chaque passe de la dame de 2,5 kg calibrant la densité sèche maximale pour l’étude de conception de chaussées souples. La ville, implantée sur la plaine rhénane à 140 mètres d’altitude avec une nappe phréatique affleurante, impose une attention particulière aux matériaux granulaires drainants. Strasbourg, avec ses 290 000 habitants et son climat semi-continental aux hivers froids, subit des cycles gel-dégel qui sollicitent les couches de roulement. Avant de définir l’épaisseur de grave-bitume, nous croisons la portance du sol support avec le CBR routier mesuré en conditions saturées, configuration critique dans ce secteur où le Rhin alimente des terrasses alluviales parfois instables sous trafic lourd.
Sans compactage contrôlé, une chaussée souple en plaine rhénane perd 40 % de sa portance théorique après deux cycles hivernaux.



