Un projet d'immeuble sur l'avenue des Vosges, à deux pas du quartier de la Robertsau, nous a récemment rappelé une vérité strasbourgeoise : la nappe phréatique est rarement loin. Les terrassements descendaient à six mètres, en pleine grave alluviale rhénane. Le suivi inclinométrique et piézométrique a été notre boussole pendant six semaines. En contexte rhénan, la surveillance géotechnique des excavations ne se résume pas à poser des instruments. C'est un dialogue permanent entre le terrain, la météo et l'avancement du chantier. Un pic de crue, et la donne change en 48 heures. Nous couplons souvent les mesures de déplacement avec un essai de perméabilité in situ pour anticiper le comportement du massif sous écran étanche, ce qui évite les déconvenues de dernière minute.
En plaine rhénane, un plan d'instrumentation sans suivi piézométrique continu est un pari risqué : la nappe commande la stabilité du fond de fouille.



