Sur la plaine d’Alsace, les alluvions rhénanes atteignent par endroits 200 mètres d’épaisseur. À Strasbourg, c’est le premier facteur d’amplification sismique. On ne le devine pas en surface. Le terrain est plat. Pourtant, un séisme modéré venu du fossé rhénan peut générer des accélérations très différentes entre le quartier de la Robertsau et celui de Hautepierre. Le microzonage sismique sert précisément à cela. Il cartographie la réponse spectrale locale à l’échelle de la parcelle. Pour un maître d’ouvrage, c’est l’outil qui évite de surdimensionner à l’aveugle ou de sous-estimer un effet de site. Nous le combinons régulièrement avec des profils de MASW pour caler la Vs30 et avec des essais de puits d’inspection quand la stratigraphie alluviale est complexe.
Deux parcelles strasbourgeoises distantes de 300 mètres peuvent présenter un facteur d’amplification spectrale qui double. Le microzonage le révèle avant le premier coup de pelle.



