Un projet de fondation dans le quartier de la Robertsau, à Strasbourg, s'est heurté l'an dernier à des limons d'inondation du Rhin d'une finesse extrême. Les premiers sondages montraient un matériau pulvérulent, mais la classification GTR restait floue sans une courbe granulométrique complète. L'analyse granulométrique par tamisage couplée à l'hydromètre a révélé une fraction argileuse de 18 %, contraignant l'équipe à revoir entièrement le système de drainage et la portance admissible sous semelles. Dans le Fossé rhénan, où les alluvions quaternaires alternent entre graviers grossiers et silts décantés, cette double approche n'est pas un luxe technique : c'est le seul moyen d'obtenir la distribution dimensionnelle réelle des particules, du gravier jusqu'aux colloïdes. Pour les chantiers strasbourgeois en zone inondable, nous recommandons de coupler cette analyse avec un essai de perméabilité in situ afin d'anticiper le comportement hydraulique des couches identifiées.
La courbe granulométrique complète est le premier indicateur de comportement mécanique et hydraulique d'un sol non cohérent.



