Le sous-sol strasbourgeois est un héritage direct du Rhin : une épaisse couche d'alluvions sablo-graveleuses de 8 à 15 mètres, reposant sur les marnes et calcaires de l'Oligocène. La nappe phréatique, perchée à moins de 2 mètres sous le niveau de la rue en centre-ville, transforme chaque projet souterrain en bataille hydraulique. Quand un tunnel doit traverser ces sables limoneux saturés, l'affaissement en surface n'est pas une hypothèse — c'est une certitude mécanique qu'il faut quantifier. Notre équipe technique combine les essais en laboratoire Cofrac avec des campagnes de reconnaissance spécifiques : l'essai CPT pour le profil continu des couches compressibles, et les sondages SPT pour indexer la densité relative des lentilles sableuses. À Strasbourg, nous intervenons dès les études d'avant-projet pour caractériser le comportement à court terme (non drainé) et à long terme (drainé) des sols encaissants, avec un suivi rigoureux de la norme NF P 94-500 et de l'Eurocode 7 (EN 1997-1:2004).
Un tunnel en sol mou sans étude de déformation volumique est un pari risqué ; à Strasbourg, le tassement de surface se calcule au millimètre près.



