Entre les limons du Neuhof et les alluvions graveleuses de la Robertsau, Strasbourg présente des contrastes de sols qui rendent le contrôle de compactage indispensable sur chaque chantier. Quand on travaille dans le Ried ou sur les terrasses rhénanes, la densité des remblais peut varier du tout au tout sur cinquante mètres. Le puits d'inspection nous permet déjà d'identifier visuellement la nature des couches, mais pour chiffrer le compactage avec la précision qu'exige un bureau de contrôle, l'essai de densité sur site (méthode du cône de sable) reste la référence. On l'applique aussi bien sur les tranchées de la nouvelle ligne de tram que sur les plateformes logistiques de la zone portuaire. L'essai consiste à mesurer le volume d'un petit trou excavé en le remplissant d'un sable calibré, puis à comparer la masse volumique obtenue avec la densité Proctor de référence. Le résultat, exprimé en pourcentage de compactage, détermine si la couche peut être recouverte ou s'il faut reprendre le compactage. Avec l'humidité alsacienne qui persiste tard en saison, le suivi du compactage des sols fins demande une attention particulière, et c'est là que le essai Proctor en laboratoire devient le complément naturel de l'essai au cône sur le terrain.
Un contrôle de densité au cône de sable correctement réalisé évite les tassements différentiels qui coûtent dix fois plus cher à reprendre après coup.



