Sous-estimer la plasticité d’un limon en fond de cuvette rhénane, c’est s’exposer à des tassements différentiels que les structures légères elles-mêmes ne tolèrent pas. À Strasbourg, où les alluvions de l’Ill et du Rhin recouvrent une bonne partie du sous-sol urbain, les variations saisonnières de teneur en eau transforment un sol d’apparence stable en matériau actif. L’essai des limites d’Atterberg, réalisé selon la norme NF P94-051, permet de cerner ce comportement en mesurant la transition entre état solide, plastique et liquide. L’enjeu n’est pas académique : un indice de plasticité mal évalué conduit à des hypothèses de calcul erronées pour les semelles comme pour les remblais. Nos techniciens prélèvent les échantillons intacts sur site avant de les analyser au laboratoire de Strasbourg, équipé d’un pénétromètre à cône et d’étuves étalonnées sous accréditation COFRAC. Pour les projets où la fraction granulaire domine, nous couplons systématiquement l’essai à la granulométrie afin de vérifier la cohérence entre la courbe granulométrique et l’indice de plasticité mesuré.
La coupelle de Casagrande ne ment pas : un coup de trop et c’est toute la loi de comportement du sol qui change.



